Partitionner un SSD sous Windows 10 et 11 : comment procéder et éviter les blocages

Pour partitionner un SSD, utilisez Gestion des disques si la réduction suffit ; vérifiez les fichiers non déplaçables en cas de blocage.

Par Eva    Mis à jour le 23/10/2026

Pour partitionner un SSD déjà utilisé, commencez par réduire un volume existant dans Gestion des disques, puis créez un nouveau volume dans l’espace non alloué obtenu. Cette méthode suffit généralement pour séparer Windows et vos fichiers. Si Windows ne propose que quelques mégaoctets de réduction malgré beaucoup d’espace libre, vérifiez d’abord la présence de fichiers non déplaçables : supprimer des partitions n’est pas la solution à privilégier.

Faut-il partitionner un SSD ou garder un seul grand volume ?

Partitionner un SSD est utile pour organiser les données ou préparer plusieurs systèmes d’exploitation, mais ce n’est pas une méthode pour accélérer le SSD. Conservez un grand volume si vous souhaitez surtout utiliser toute la capacité disponible sans devoir rééquilibrer C: et D: plus tard.

Une partition de données distincte facilite le classement et les sauvegardes ciblées. Elle peut également simplifier une réinstallation de Windows sur SSD, à condition de sélectionner correctement la partition système. Elle ne garantit cependant pas la conservation des fichiers pendant une réinstallation et ne protège pas contre la panne du SSD, le vol ou un rançongiciel. Une copie sur un autre support reste nécessaire.

Le principal compromis est la taille de C:. Un D: presque vide ne compense pas automatiquement un C: saturé. Avant de découper votre disque, tenez compte des applications, jeux, mises à jour et fichiers que vous conserverez sur C:. Le choix dépend davantage de vos usages que d’une proportion fixe ; le guide sur la capacité de SSD à choisir aide à estimer ces besoins.

Ce que vous voyez Ce que cela implique La prochaine action
Un volume NTFS avec suffisamment d’espace réductible Windows peut libérer une partie de sa fin Réduire le volume puis créer un nouveau volume simple
Une zone noire « Non alloué » Cet espace n’appartient à aucun volume Créer directement un volume, sans réduire une autre partition
Beaucoup d’espace libre mais une réduction très limitée La position de certains fichiers peut bloquer la réduction Diagnostiquer le blocage avant de changer de méthode
« Étendre le volume » grisé sur C: L’espace non alloué peut être séparé de C: par une autre partition Lire l’ordre physique des partitions avant toute modification
Un SSD auparavant utilisé apparaît RAW ou non initialisé Le système de fichiers ou la table de partitions peut être inaccessible Arrêter les écritures si des données doivent être récupérées

Avant de modifier les partitions : identifier le bon disque

Attention aux données et au démarrage. Réduire ou déplacer une partition modifie sa structure. Sauvegardez les fichiers importants sur un autre support, branchez le portable au secteur et fermez les applications. Si BitLocker ou le chiffrement de l’appareil est actif, assurez-vous de disposer de la clé de récupération avant toute modification du disque système.

Dans la partie inférieure de Gestion des disques, identifiez le SSD par sa capacité et son numéro de disque. Ne vous fiez pas uniquement à sa lettre. Repérez les partitions EFI, réservées au système et de récupération : leur petite taille ne signifie pas qu’elles sont inutiles.

Ce tutoriel vise principalement les disques de base. Avec un disque dynamique, des espaces de stockage, un RAID ou des erreurs d’entrée/sortie, faites vérifier la configuration avant d’appliquer une procédure générale. Si le SSD se déconnecte ou devient régulièrement inaccessible, privilégiez la sauvegarde et le diagnostic matériel.

Comment partitionner un SSD avec Gestion des disques

Pour partitionner un SSD sous Windows 10 ou Windows 11 sans réinstaller Windows, utilisez la réduction d’un volume NTFS, puis l’assistant de création de volume. Les deux systèmes proposent un fonctionnement similaire dans Gestion des disques.

Étape 1 : ouvrir Gestion des disques. Appuyez sur Windows + R, saisissez diskmgmt.msc, puis validez. Repérez le SSD et le volume à réduire. Vous pouvez aussi retrouver l’outil avec ce guide de la Gestion des disques sous Windows 11.

Étape 2 : demander la réduction. Faites un clic droit sur le volume NTFS concerné, puis choisissez Réduire le volume. Windows calcule l’espace réductible, qui peut être inférieur à l’espace libre affiché dans l’Explorateur.

Étape 3 : choisir l’espace à retirer. Saisissez la quantité à réduire en Mo. Il s’agit de l’espace destiné à la nouvelle partition, et non de la taille finale de C:. Vérifiez la taille restante avant de cliquer sur Réduire. Une zone « Non alloué » doit apparaître.

Étape 4 : créer la nouvelle partition. Faites un clic droit sur cette zone noire, puis choisissez Nouveau volume simple. Définissez sa taille et attribuez une lettre disponible. Pour un volume de données utilisé principalement sous Windows, NTFS convient généralement.

Étape 5 : vérifier le résultat. Terminez l’assistant, puis ouvrez le nouveau lecteur dans l’Explorateur. Vérifiez que les fichiers du volume d’origine restent accessibles. Ne formatez que le nouveau volume créé dans l’espace non alloué, jamais une partition contenant vos données.

Si le SSD neuf contient déjà de l’espace non alloué, passez directement à la création du volume. Une initialisation ne doit être envisagée que pour un disque neuf ou dont vous avez confirmé que le contenu peut être effacé, pas pour un ancien disque soudainement illisible.

Pourquoi Windows refuse-t-il la taille souhaitée ?

La réduction disponible est bien inférieure à l’espace libre

L’espace libre du système de fichiers n’est pas nécessairement situé à la fin du volume. Windows ne peut pas réduire la partition au-delà de certains fichiers non déplaçables, notamment le fichier de pagination ou le stockage des clichés instantanés. La limite de réduction dépend donc de la position de ces fichiers, pas seulement de leur taille.

Après une tentative, ouvrez l’Observateur d’événements et recherchez l’événement 259 lié à l’analyse de réduction dans le journal Application. Il peut identifier le fichier bloquant. Ne supprimez pas manuellement les métadonnées NTFS : un nom comme $Mft ne désigne pas un fichier ordinaire à effacer.

L’espace non alloué existe, mais « Étendre le volume » reste grisé

Pour un volume NTFS sur un disque de base, l’extension native exige un espace non alloué sur le même disque, immédiatement à droite du volume. Une disposition C: | D: | Non alloué ne permet donc pas d’étendre directement C:. Réduire D: par sa droite ne change pas ce problème.

L’ordre physique des partitions compte davantage que les lettres. DiskPart ne déplace pas une partition et ne contourne pas une partition intermédiaire. Une autre commande ne résout donc pas à elle seule cette condition de contiguïté des volumes de base.

Quand AOMEI Partition Assistant apporte une solution supplémentaire

Lorsque votre objectif exige de déplacer une partition, Gestion des disques atteint sa limite. AOMEI Partition Assistant Professional propose notamment la division et le redimensionnement/déplacement des partitions. Son intérêt est de préparer visuellement une disposition différente, puis de vérifier les opérations avant leur application.

👉 Diviser ou réorganiser un volume sans le supprimer au préalable. La division regroupe le choix des tailles dans une même opération ; le déplacement permet de réorganiser la position d’une partition lorsque la disposition empêche une extension. Ces fonctions visent à conserver les données existantes, mais une sauvegarde reste nécessaire.

Ne confondez pas trois objectifs : redimensionner/déplacer une partition, ajouter de l’espace non alloué et transférer l’espace libre situé à l’intérieur d’un autre volume. Ils ne correspondent pas au même état du disque ni à la même fonction.

Télécharger la démonstration pour examiner les fonctions et préparer la disposition.

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Diviser une partition existante en deux

Avant de commencer, vérifiez le volume sélectionné, son espace utilisé et son état de chiffrement. N’appliquez pas cette procédure à une partition EFI ou de récupération.

  1. Étape 1 : choisir « Diviser la partition ». Faites un clic droit sur le volume concerné. Sélectionnez le volume de données ou C: uniquement après avoir confirmé son identité.

  2. Étape 2 : régler les tailles. Définissez l’espace conservé et celui de la nouvelle partition. Laissez au volume Windows une marge adaptée à vos applications et mises à jour, puis cliquez sur OK.

  3. Étape 3 : contrôler puis appliquer. Relisez les opérations en attente, puis cliquez sur Appliquer et confirmez. Une opération sur une partition utilisée peut nécessiter un redémarrage ; suivez les indications du logiciel et n’interrompez pas l’alimentation.

Réduire un volume et utiliser l’espace obtenu

  1. Étape 1 : sélectionner « Redimensionner/déplacer la partition ». Vérifiez la lettre et la position du volume dans la carte du disque.

  2. Étape 2 : réduire par le côté approprié. Déplacez une bordure vers l’intérieur. Le côté choisi détermine où apparaîtra l’espace non alloué ; contrôlez la disposition proposée avant de valider.

  3. Étape 3 : vérifier la zone non allouée. Contrôlez sa taille et sa position, puis appliquez la modification si elles correspondent à votre objectif.

Vous pouvez ensuite créer une partition dans cet espace non alloué. Si votre objectif est au contraire de réunir deux partitions, vérifiez les conditions de la fusion avant de choisir la fonction.

Agrandir une partition lorsque l’espace non alloué est déjà adjacent

  1. Étape 1 : ouvrez Redimensionner/déplacer la partition sur le volume à agrandir.

  2. Étape 2 : étirez la bordure vers l’espace non alloué adjacent, puis cliquez sur OK. Si une autre partition sépare les deux zones, cette simple extension ne suffit pas. (Utiliser la fonction Fusionner les partitions pour ajouter l'espace non alloué non adjacent))

  3. Étape 3 : vérifiez le résultat prévu, puis cliquez sur Appliquer.

Dépannage : que vérifier avant de recommencer ?

Symptôme Vérification utile Action la moins risquée
Réduction limitée à quelques Mo ou Go Comparer l’espace libre à l’espace réductible ; rechercher l’événement 259 Identifier le fichier bloquant, puis adapter la taille demandée ou évaluer une autre méthode sauvegarde faite
La nouvelle partition n’apparaît pas dans l’Explorateur Vérifier son état et sa lettre dans Gestion des disques Attribuer une lettre à un volume de données sain ; ne pas formater un volume contenant déjà des fichiers
Une partition de récupération sépare C: de l’espace non alloué Exécuter reagentc /info dans un terminal administrateur pour identifier l’environnement de récupération actif Ne pas supprimer la partition pour débloquer le bouton ; faire vérifier le déplacement envisagé et ses conséquences pour WinRE
Le logiciel demande une action sur un volume chiffré Vérifier la prise en charge de l’opération précise et disposer de la clé BitLocker Ne pas confondre suspension de la protection et déchiffrement ; suivre les prérequis propres à l’opération
Erreurs d’E/S, déconnexions ou passage en RAW Vérifier les connexions et l’état matériel sans multiplier les écritures Arrêter le partitionnement et prioriser la récupération des données

Si Windows ne démarre plus après une modification, notez le message exact et conservez votre clé de récupération. N’enchaînez pas les suppressions, conversions et formatages : utilisez l’environnement de récupération ou une assistance adaptée à la configuration.

MBR ou GPT : faut-il convertir le SSD pour le partitionner ?

Créer une deuxième partition sur un SSD ne nécessite pas automatiquement une conversion. MBR permet jusqu’à quatre partitions principales, ou trois principales et une partition étendue contenant des lecteurs logiques. GPT évite cette contrainte de quatre entrées principales.

La conversion du disque système est une opération distincte. Contrairement à une affirmation trop générale, tous les outils Windows n’exigent pas l’effacement du disque : MBR2GPT peut convertir un disque système admissible sans supprimer ses données, sous réserve de validation et d’une configuration compatible UEFI. Ce n’est pas un convertisseur universel pour tous les disques.

Comprendre les captures de conversion présentes dans ce guide

Les captures ci-dessous illustrent une conversion dans le logiciel, pas une étape nécessaire pour créer D:. Avant toute conversion d’un disque système en GPT, vérifiez la compatibilité du démarrage, la sauvegarde et le chiffrement.

  1. Étape 1 : identifier le disque concerné avant de sélectionner la conversion.

  2. Étape 2 : lire le message de confirmation et vérifier que les conditions de démarrage sont satisfaites.

  3. Étape 3 : contrôler les opérations avant leur application. Pour le disque système, le passage à GPT doit être coordonné avec un démarrage en UEFI ; ne changez pas ce réglage au hasard.

FAQ : les cas qui demandent une décision supplémentaire

Pourquoi la réduction reste-t-elle bloquée alors que ce SSD ne contient pas Windows ?

Un volume de données peut aussi contenir des métadonnées NTFS ou des fichiers de service qui limitent la réduction. Un cas discuté sur WindowsHelp mentionne notamment le journal USN puis la MFT. Ce témoignage illustre le symptôme, sans constituer une procédure à reproduire : supprimer un fichier système ou son journal ne garantit pas de lever la limite suivante. Identifiez d’abord le blocage dans votre propre journal d’événements.

Je prépare Linux : dois-je formater la nouvelle zone en NTFS ?

Si l’installateur Linux doit créer ses propres partitions, laissez généralement l’espace destiné à Linux non alloué après la réduction de Windows. Ne créez pas automatiquement un volume NTFS dans toute cette zone. La création d’une partition EXT4 répond à un autre besoin ; suivez surtout les consignes de la distribution et préservez la partition EFI existante.

Peut-on récupérer l’espace de D: pour C: sans déplacer les fichiers ?

Pas automatiquement. L’espace libre à l’intérieur de D: appartient encore à son système de fichiers. Il faut distinguer ce cas d’une zone non allouée déjà disponible sur le disque. Avant de choisir une fonction, vérifiez la disposition complète et la quantité réellement transférable ; une lettre de lecteur ne renseigne pas sur la position physique de la partition.

Faut-il défragmenter ou réaligner le SSD après chaque partitionnement ?

Ne lancez pas des défragmentations répétées pour tenter de forcer une réduction. La question de la défragmentation d’un SSD doit être distinguée de l’optimisation gérée par Windows. De même, ne supposez pas qu’un réalignement des partitions est nécessaire après chaque opération : vérifiez d’abord l’alignement, notamment après une migration ancienne.

Choisir la méthode adaptée à votre SSD

Pour créer une partition de données, commencez par Gestion des disques et arrêtez-vous si le résultat répond à votre besoin. Si la réduction ou l’extension bloque, identifiez la cause visible avant de modifier la disposition. Un SSD instable, un volume devenu RAW ou une partition système mal identifiée demande un diagnostic préalable, pas une tentative de partitionnement supplémentaire.

 
Eva · Rédacteur
Éva est rédactrice chez AOMEI, où elle partage des conseils sur les produits AOMEI, notamment AOMEI Partition Assistant.